Parler de nature en ville, c’est bien. Parler le même langage, c’est mieux. C’est tout l’enjeu du travail remarquable mené par le groupe de travail « Nature en Ville », animé par l’agence d’urbanisme Bordeaux Aquitaine. Leur glossaire de 31 termes vise à faciliter le dialogue entre professionnels de l’aménagement urbain et à mieux intégrer la biodiversité dans les projets urbains.
Nommer les choses avec précision, c’est la première étape pour agir avec cohérence.
Pourquoi un vocabulaire commun est-il crucial ?
Les projets urbains réunissent des acteurs aux formations très diverses : urbanistes, paysagistes, élus, promoteurs, ingénieurs, associations. Sans vocabulaire partagé, les malentendus freinent les projets, les ambitions se diluent et la biodiversité passe au second plan.
Ce glossaire est donc bien plus qu’une liste de définitions : c’est un outil de gouvernance et de co-construction.
Les 3 catégories du glossaire
Les 31 termes sont organisés en trois grandes familles :
- Les cibles visées : ce que l’on cherche à protéger ou à valoriser
- Les perturbateurs : les dynamiques qui dégradent la nature en ville
- Les solutions possibles : les leviers d’action à disposition des professionnels
Les cibles visées
- Urbanisme écologique
- Nature en ville
- Écosystème
- Biodiversité
- Biodiversité urbaine
- Sol
- Sols vivants
- Sols urbains
- Végétaux sauvages d’origine locale
- Ville
- Écosystème urbain
Les perturbateurs
- Artificialisation des sols
- Îlot de chaleur urbain
- Espèces exotiques envahissantes
Les solutions possibles
- Construction à biodiversité positive
- Déminéraliser
- Désimperméabiliser
- Renaturer
- Solutions fondées sur la Nature (SFN)
- Trames vertes et bleues (TVB)
- Trame noire
- Toitures végétalisées
- Trame brune
- Flore spontanée
- Jardin de pluie
- Noue végétalisée
- Murs végétalisés
- Gîtes et nichoirs pour la faune liée au bâti
- Gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP)
- Gestion différenciée des espaces verts
Ce glossaire, un outil de transformation professionnelle
Maîtriser ce vocabulaire, c’est pouvoir peser dans les réunions de projet, rédiger des cahiers des charges ambitieux, challenger les maîtres d’ouvrage et convaincre les élus. C’est aussi parler le même langage que les bureaux d’études, les gestionnaires d’espaces verts et les services techniques des collectivités.
👉 Consultez le document complet du groupe de travail « Nature en Ville » :




Cet article vous inspire !
Abonnez-vous et recevez notre newsletter